Tapez au moins deux lettres — par exemple injonction, comptes ou cession.
Vos démarches
Registre du commerce et des sociétés
Immatriculer, modifier, radier : les formalités de la vie des entreprises et les registres tenus par le greffe.
Vos formalités au R.C.S.
Le greffier du tribunal de commerce est chargé de la tenue du registre du commerce et des
sociétés, sous la surveillance d’un juge commis à cet effet par le président du tribunal. Il tient aussi
d’autres registres légaux, qui favorisent une meilleure transparence du monde des affaires.
Depuis le 1er janvier 2025
Toutes les formalités passent par le Guichet unique
Les formalités au registre du commerce et des sociétés doivent être réalisées exclusivement de
manière dématérialisée, sur le site du Guichet unique tenu par l’INPI. Celui-ci transmet ensuite la
formalité au greffe concerné, qui procède à son contrôle et à sa validation.
Le service du registre du commerce et des sociétés répond aux courriels concernant les formalités en cours de
traitement dans les 24 heures ouvrées. Afin de pouvoir traiter les dossiers dans les meilleurs
délais, il ne répond pas directement au téléphone : en cas de difficulté, envoyez un courriel. Si la situation
le nécessite, vous serez rappelé.
Le permis de conduire est-il accepté
comme justificatif ?
Non. Comme l’indique le site service-public.fr, le permis de conduire
permet de justifier de l’identité, mais non de la nationalité. Or la pièce d’identité
produite à l’appui d’une formalité au registre du commerce et des sociétés doit
justifier de l’une comme de l’autre. Une carte nationale d’identité ou un passeport
répondent à cette double exigence.
La mission du greffier
Ce qu’il contrôle
Le greffier vérifie que les mentions de la demande sont conformes aux dispositions législatives et
réglementaires, qu’elles correspondent aux pièces justificatives et aux actes déposés en annexe et, en cas de
modification ou de radiation, qu’elles sont compatibles avec l’état du dossier. Pour les sociétés
commerciales, il contrôle en outre que la constitution ou les modifications statutaires sont conformes aux
règles qui les régissent (article R.123-95 du code de commerce).
Ce qu’il ne peut pas faire
Le greffier ne peut en aucun cas donner de conseil sur la réalisation d’une formalité.
Si vous avez besoin d’aide, tournez-vous vers un professionnel : avocat, expert-comptable, notaire,
formaliste…
Contester un refus : le juge commis au R.C.S.
Pour contester un refus d’inscription du greffier, ou pour toute demande particulière en
matière de registre du commerce et des sociétés, le juge compétent dépend de la nature de la société.
Sociétés commerciales et entrepreneurs commerçants
Le juge commis par le président du tribunal de commerce
Sociétés non commerciales
Le président du tribunal judiciaire
Pour le saisir, déposez une requête au greffe accompagnée des frais
correspondants : 39,04 €.
Un registre à part
Le registre des bénéficiaires effectifs
Déclarer son bénéficiaire effectif est une obligation applicable en France
depuis le 1er août 2017. Elle répond à une exigence nationale (articles L.561-1 et
suivants du code monétaire et financier) d’origine européenne (directive UE 2018/843 du Parlement européen et du
Conseil du 30 mai 2018, modifiant la directive UE 2015/849), et a pour objectif la lutte contre le
blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Qui doit déclarer
Les personnes morales
Sociétés commerciales, sociétés civiles, GIE… Elles déclarent leur bénéficiaire effectif au registre du
commerce et des sociétés auprès duquel elles sont immatriculées.
Qui est bénéficiaire effectif
Toute personne physique qui…
possède, directement ou indirectement, plus de 25 % du capital et/ou des droits de vote ;
ou exerce un contrôle sur les organes de direction ou de gestion ;
ou, à défaut de pouvoir le déterminer, le représentant légal.
En cas d’indivision, de démembrement de propriété ou de cas complexe, il peut être utile de
vous rapprocher d’un professionnel (notaire, avocat, mandataire en formalités).
Déclarer, étape par étape
Sur le Guichet unique
Depuis le 1er janvier 2025, la déclaration se fait exclusivement de manière dématérialisée sur le
site du Guichet unique tenu par l’INPI.
Le greffe contrôle et valide
Le Guichet unique transmet ensuite la formalité au greffe concerné, qui procède à son contrôle et à sa
validation.
En cas de réclamation
Si la déclaration est incomplète, erronée ou discordante, le greffe met le dossier en réclamation. Le
déclarant a alors 15 jours pour régulariser. À défaut, le dossier est totalement refusé
et la procédure est à recommencer entièrement.
Ce que l’on risque à ne pas déclarer
Radiation d’office
Le greffier peut radier d’office la société à l’expiration
d’un délai de trois mois suivant une mise en demeure (article L.561-47 du code monétaire et financier).
Astreinte par jour de retard
Sur injonction requise par le procureur de la
République, rendue par le président du tribunal de commerce et recouvrée par le service des impôts
(articles L.561-48 et R.561-62).
Sanctions pénales
Le représentant légal encourt six mois d’emprisonnement,
7 500 € d’amende, une interdiction de gérer (15 ans au plus) et une privation partielle de ses droits civils et
civiques. La société s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 37 500 €, ainsi qu’à des peines
complémentaires, comme la dissolution (article L.574-5).
Qui peut consulter le registre ?
Depuis le 31 juillet 2024, en application de la 6e directive européenne
anti-blanchiment, il n’existe plus d’accès public au registre des bénéficiaires effectifs.
Par exception, peuvent avoir accès à ces informations :
la société concernée, pour ses propres déclarations, par la voie de son représentant légal ;
les autorités compétentes et les entités assujetties à la lutte contre le blanchiment et le
financement du terrorisme, au sens de la directive (article L.561-2 du code monétaire et financier) ;
toute personne en mesure de démontrer un intérêt légitime.
Les sûretés mobilières — privilèges, nantissements, gages — sont des garanties d’origine
conventionnelle ou légale qui permettent au créancier d’un commerçant ou d’une société (vendeur d’un fonds de
commerce, banque, administration fiscale, sécurité sociale…) de s’assurer du paiement des sommes qui lui sont
dues.
Faire reconnaître un droit de propriété
Certaines sûretés ont pour objectif de faire reconnaître un droit de propriété, permettant notamment de
garantir la restitution de matériels en cas de procédure collective du cocontractant : les contrats de
location, les contrats de crédit-bail et les contrats de vente avec clause de réserve de propriété.
Une publicité obligatoire
Pour produire leurs pleins effets, ces garanties doivent être publiées sur un registre tenu par le
greffier du tribunal de commerce.
Le registre des sûretés mobilières est entré en vigueur le
1er janvier 2023. Il assure la publicité des inscriptions détaillées à l’article R.521-2 du code de
commerce.
Certaines sûretés devenues obsolètes ont été supprimées : warrants
hôteliers et pétroliers, nantissement de l’outillage et du matériel d’équipement, gage des stocks.
Demander un état d’endettementPour connaître les inscriptions prises sur une société, un commerçant ou un fonds de commerce. La demande
se fait par voie postale, sur le site local du
greffe ou sur Infogreffe.
Inscrire, modifier ou radier une sûretéLa marche à suivre est détaillée sur cette
page. Adressez ensuite les documents au greffe du tribunal de commerce de Grenoble.
Les autres registres
Tenu par le greffe
Les agents commerciaux
Le greffe du tribunal de commerce est compétent pour les formalités concernant les agents commerciaux.
Plus traité par le greffe depuis 2023
Les loueurs meublés non professionnels
Depuis le 1er janvier 2023, le greffe ne traite plus les inscriptions des loueurs meublés non
professionnels. La déclaration se fait sur le
site du Guichet unique, qui la transmet au service des
impôts compétent.
Statut supprimé depuis 2022
Le registre spécial des EIRL
Le greffe est chargé de la tenue du registre spécial des entrepreneurs individuels à responsabilité limitée.
La loi n° 2022-172 du 14 février 2022 abroge l’article L. 526-5-1 du code de commerce et
supprime le statut de l’EIRL : depuis le 16 février 2022, nul ne peut plus affecter à son
activité professionnelle un patrimoine séparé de son patrimoine personnel (article L. 526-6). Il ne peut donc
plus y avoir de création d’EIRL.
L’ajout ou le retrait d’éléments d’un patrimoine affecté déjà constitué demeurent toutefois possibles : les
personnes physiques qui exerçaient sous ce régime à la date de publication de la loi restent régies par la
section 2 du chapitre VI du titre II du livre V du code de commerce.
Le législateur lui a substitué un statut unique de l’entrepreneur individuel, défini comme
« une personne physique qui exerce en son nom propre une ou plusieurs activités professionnelles
indépendantes » (article L. 526-22 du code de commerce).